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	<title>bertrandkeller &#187; entreprise 2.0</title>
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	<description>Veille sur les systèmes de gestion de contenu</description>
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		<title>Une école pour artisan/intégrateur</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 14:58:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[accessibilité]]></category>
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		<description><![CDATA[Suite à la rédaction de mes deux billets précédents sur le métier d&#8217;intégrateur web, ma pensée a évolué pour arriver à la conclusion que si les travailleurs du web devraient tous savoir intégrer et que notre métier d&#8217;intégrateur est dévalorisé ; il fallait certainement prendre le parti d&#8217;un organisme de formation. Une idée simple A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la rédaction de mes deux billets précédents sur le métier d&#8217;intégrateur web, ma pensée a évolué pour arriver à la conclusion que si les travailleurs du web devraient tous savoir intégrer et que notre métier d&#8217;intégrateur est dévalorisé ; il fallait certainement prendre le parti d&#8217;un organisme de formation.</p>
<h3>Une idée simple</h3>
<p>A la maison de l&#8217;outil à Troyes, on peut y visiter une succession de vitrines présentant les outils relatifs à un métier. Dans mon cas, je me suis imaginé gimp à la place du marteau, textmate à la place de l&#8217;établi ou encore l&#8217;explorateur de fichier en guise de ceinture pour ranger les clous.</p>
<p>Et puis je suis tombé sur cette phrase :</p>
<blockquote cite="http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/19/nuit-code"><p>Travailler sur des systèmes abstraits de grande envergure nécessite d’avoir l’ensemble dudit système en tête. Quelqu’un a un jour comparé ce processus à la construction d’une maison faite en cristal précieux. Dès que quelqu’un vous distrait, l’édifice s’écroule et se brise en mille morceaux.</p>
</blockquote>
<p>J&#8217;ai regardé mon code, je me suis relevé et je me suis dit : &laquo;&nbsp;en fait, je suis quoi, un orfèvre ? un calligraphe ?&nbsp;&raquo;. Et pensant à un reportage sur les cathédrales diffusés il y a quelques semaines, l&#8217;idée m&#8217;est revenue qu&#8217;on pouvait effectivement nous cataloguer comme des artisans.</p>
<p>Ils étaient bien payés, respectés, valorisés.</p>
<p>On sait que l&#8217;artisanat était composé de corporations, de confréries ; la formation de apprentis passait par le compagnonnage ; on y respectait des maîtres (une autorité).</p>
<h3>Un centre de formation</h3>
<p>Pourquoi pas alors reproduire ce principe de maître/apprenti ? C&#8217;est une idée, bien entendu, il faudrait le faire à la sauce web et technologie numérique.</p>
<p>Sans y coller le côté pompeux de titres, grades, etc ; on pourrait imaginer, plutôt que d&#8217;attendre qu&#8217;un cursus professionnel se mette en place, établir un principe d&#8217;apprentissage à partir de niveaux de maîtrise.</p>
<p>Sur des périodes diverses, 2 jours, 3 jours, 2 semaines ; proposer des types de sites (des oeuvres) à réaliser sous l&#8217;assistance d&#8217;un maître (oui, qu&#8217;il faudra trouver des maîtres de la force). Contrairement au milieu d&#8217;apprentissage habituel d&#8217;agence dans lequel on joue avec le temps ; l&#8217;accent serait cette fois mis sur l&#8217;excellence, c&#8217;est-à-dire la mise en pratique de notions comme l&#8217;accessibilité, le référencement, la maintenabilité, l&#8217;interopérabilité&#8230;</p>
<p>Ce serait un moyen de réfléchir aux méthodologies de travail idéales pour la fabrique de sites web. Cela permettrait de sensibiliser certains, de perfectionner d&#8217;autres ou encore de se lancer dans des projets de recherche&#8230; tout est permis.</p>
<p>Je vous propose l&#8217;idée pour ceux que ça intéresse. Je réfléchis très sérieusement à me lancer dans la formation et à animer ce genre de lieu. Je me dis que plutôt que d&#8217;avoir une équipe de développeurs qui développent, avec un telle considération, on pourrait plutôt avoir des équipes dans lesquelles les intervenants seraient réellement mis en valeur pour leurs compétences.</p>
<p>A suivre&#8230;</p>
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		<title>C&#8217;est quand on croit penser, qu&#8217;on arrête de penser</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 16:10:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[bernard stiegler]]></category>
		<category><![CDATA[hypomnémata]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis aller voir l&#8217;intervention de Bernard Stiegler dans le 2ème arrondissement de la capitale. Il présentait son dernier livre qui a pour sujet la bêtise. Grand philosophe de la technique, ses propos n&#8217;ont pas manqué de me faire réfléchir sur notre métier. Bref résumé de l&#8217;intervention L&#8217;attention, hier, n&#8217;était pas très soutenue, beaucoup de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis aller voir l&#8217;intervention de Bernard Stiegler dans le 2ème arrondissement de la capitale. Il présentait son dernier livre qui a pour sujet la bêtise. Grand philosophe de la technique, ses propos n&#8217;ont pas manqué de me faire réfléchir sur notre métier.</p>
<h3>Bref résumé de l&#8217;intervention</h3>
<p>L&#8217;attention, hier, n&#8217;était pas très soutenue, beaucoup de gens partaient en cours de conférence, quelques personnes lâchaient ; le discours n&#8217;a pas été évident à suivre. Bernard, à un moment, s&#8217;est un peu perdu dans une analyse remarquable mais pourtant difficile à transmettre sur un débat entre Deleuze/Derrida sur l&#8217;animalité de l&#8217;homme, la différence entre l&#8217;homme et l&#8217;animal, Derrida faisant la bête pour critiquer la position bête de Deleuze, la bête&#8230; je vous laisse imaginer.</p>
<p>Néanmoins, son positionnement par rapport à l&#8217;actualité a encore été, une fois de plus, pertinente. L&#8217;angle de sa réflexion s&#8217;est, à ce que j&#8217;ai compris, positionné sur les phénomènes qui permettent de passer de l&#8217;homme à l&#8217;animal (et inversement). Les processus d&#8217;individuation si bien décrit par Simondon.</p>
<p>Il s&#8217;est donc attardé sur la vacuité du débat pour connaître la différence entre l&#8217;homme, l&#8217;animal, la plante pour mieux se concentrer sur les phénomènes qui permettent de passer de l&#8217;un à l&#8217;autre. On peut ainsi passer de l&#8217;état végétatif, à l&#8217;état animal, voire pour les meilleurs à l&#8217;état humain.</p>
<p>Stop ou encore, avant/arrière, en considérant ces états et les processus qui permettent de passer de l&#8217;un à l&#8217;autre ; on peut mieux comprendre des phénomènes de progression et de régression. Un être bête étant un homme qui repasse dans le stade animal, celui de bête. Bernard évoque cela par la personne qui, énervée, (un patron qui met la pression) commet un excès de vitesse et provoque un accident. Ah oui, c&#8217;est très bête.</p>
<p>A cela, il a ajouté le discours traditionnel sur l&#8217;apparition de techniques et le mauvais usage qu&#8217;on pouvait en faire (pour manipuler les gens), les fameux sophistes. En ajoutant, un contre point très intéressant sur la stratégie du choc (Naomi Klein) technologique permanent.</p>
<p>La volonté des grands groupes de noyer les utilisateurs dans des évolutions technologiques constantes afin de successivement les empêcher de se les approprier et finalement de les faire arrêter de penser et, donc de les faire devenir&#8230; bête.</p>
<h3>C&#8217;est quoi le rapport avec l&#8217;intégration ?</h3>
<p>En intégration, on y est, dans le choc technologique permanent. Pour ceux qui ne connaissent pas, nous avons des nouvelles fonctionnalités qui arrivent chaque mois avec l&#8217;apparition de nouveaux métiers liés à l&#8217;interface.</p>
<p>Le problème c&#8217;est que (souvent, pas pour tout le monde encore une fois) dans notre environnement les personnes qui &laquo;&nbsp;travaillent&nbsp;&raquo; avec nous ne connaissent pas la technique pour faire des sites web et ne suivent absolument pas les nouveaux principes techniques.</p>
<p>Comme le dit Stiegler, ils croient penser le web (ne font pas de veille technique, ni ne manipulent) mais finalement arrêtent de penser. Il se crée un problème de compréhension, nous ne parlons plus de la même chose, le langage est différent.</p>
<p>Ainsi, toi l&#8217;intégrateur, on ne comprends pas ton métier, on te dit &laquo;&nbsp;pourquoi l&#8217;intégration devrait ne pas fonctionner comme les autres&nbsp;&raquo; ; mais, finalement parce qu&#8217;intégrateur c&#8217;est pas juste un métier, c&#8217;est le métier. Le métier d&#8217;une agence est de faire des sites web, si tu es le seul (avec tes copains développeurs) à te soucier de la manière technique d&#8217;intégrer un site, en fait, tu fais ce que les autres ne savent pas faire. Donc forcément, tu es frustré, tu passes du temps et ça marche jamais.</p>
<p>Tout le monde devrait être intégrateur.</p>
<p>Heureusement pour toi ; toi, tu penses et c&#8217;est pour ça que tu va/dois <a href="http://www.bertrandkeller.info/2012/01/12/2919-pourquoi-lintegrateur-doit-devenir-concepteur/">devenir concepteur</a>. Mais, je pense que si tu veux avoir une vie plus joyeuse (si ce n&#8217;est pas le cas), mieux vaut travailler avec des gens qui partagent ta démarche.</p>
<p><strong>Avis personnel :</strong> je ne trouve pas normal que nous soyons dans ce choc technologique permanent qui nous monte les uns contre les autres (phénomène tour de Babel). J&#8217;aimerais vivre dans un contexte plus stable dans lequel on se pose les bonnes questions, on réfléchit, on s&#8217;entre-individue. Mon objectif n&#8217;est donc pas la critique pour la critique, mais de montrer l&#8217;aberration de notre système pour en construire un nouveau.</p>
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		<title>Travailler dans les grands espaces</title>
		<link>http://www.bertrandkeller.info/2012/01/25/2943-travailler-dans-les-grands-espaces/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 09:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout d&#8217;abord un article qui explique que quand on travaille dans le bruit, tout près et qu&#8217;on organise des réunions avec trop de monde. Le travail est moins bon. Le risque de l’idéologie du groupe Et pourtant, poursuit Susan Cain, la nouvelle idéologie du groupe a pris possession de nos lieux de travail. Presque tous [...]<h2>Articles similaires :</h2><ol>
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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d&#8217;abord un article qui explique que quand on travaille dans le bruit, tout près et qu&#8217;on organise des réunions avec trop de monde. Le travail est moins bon.</p>
<h3>Le risque de l’idéologie du groupe</h3>
<blockquote cite="http://www.internetactu.net/2012/01/23/le-risque-de-lideologie-du-groupe/"><p>Et pourtant, poursuit Susan Cain, la nouvelle idéologie du groupe a pris possession de nos lieux de travail. Presque tous les employés américains travaillent en équipe et près de 70 % des lieux de travail sont des open spaces, ce qui correspond, en 30 ans, à une diminution de plus d’un tiers de l’espace moyen alloué à chaque employé. Et Susan Cain de remarquer la même tendance dans les écoles et dans les institutions religieuses.</p>
</blockquote>
<p>Lire <a href="http://www.internetactu.net/2012/01/23/le-risque-de-lideologie-du-groupe/">Le risque de l’idéologie du groupe</a>.</p>
<p>Ensuite un article sur nous les codeurs qui explique qu&#8217;on ne peut pas très bien travailler quand on est dérangé. Mais c&#8217;est pareil pour tout le monde.</p>
<h3>Pourquoi les codeurs sont des oiseaux de nuit ?</h3>
<p>Chez les développeurs, on gère parfois sur les très gros sites des systèmes tellement complexes (des blocs avec un code identique qui ont des comportements différents sur une dizaine de pages), qu&#8217;il devient difficile de se concentrer sur autre chose. Perdre le fil devient extrêmement coûteux en fatigue.</p>
<blockquote cite="http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/19/nuit-code"><p>De l’autre, on a ce que Paul Graham nomme l’emploi du temps du créateur – un emploi du temps pour ceux qui produisent quelque chose. Travailler sur des systèmes abstraits de grande envergure nécessite d’avoir l’ensemble dudit système en tête. Quelqu’un a un jour comparé ce processus à la construction d’une maison faite en cristal précieux. Dès que quelqu’un vous distrait, l’édifice s’écroule et se brise en mille morceaux.</p>
</blockquote>
<p>Lire <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/19/nuit-code">Pourquoi les codeurs sont des oiseaux de nuit ?</a>.</p>
<p>Il nous faudrait peut-être des lieux de décompression à la campagne pour créer ; voilà une idée que je le trouve intéressante.</p>
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</ol>]]></content:encoded>
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		<title>Pourquoi l&#8217;intégrateur doit devenir concepteur ?</title>
		<link>http://www.bertrandkeller.info/2012/01/12/2919-pourquoi-lintegrateur-doit-devenir-concepteur/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 10:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[interface]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vais m&#8217;intéresser au schéma classique de l&#8217;organisation que beaucoup connaisse mais qui ne constitue pas le seul et unique modèle. Je vais tenter de démontrer que le principe de séparation des métiers par pôle avec des chefs de projets (non technique) au milieu ne peut pas fonctionner (dans un cadre d&#8217;évolutions techniques permanentes). Le [...]<h2>Articles similaires :</h2><ol>
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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais m&#8217;intéresser au schéma classique de l&#8217;organisation que beaucoup connaisse mais qui ne constitue pas le seul et unique modèle. Je vais tenter de démontrer que le principe de séparation des métiers par pôle avec des chefs de projets (non technique) au milieu ne peut pas fonctionner (dans un cadre d&#8217;évolutions techniques permanentes).</p>
<h3>Le principe d&#8217;organisation</h3>
<p>Dans une agence, voire dans beaucoup de sociétés françaises, on ne sait pas trop comment organiser les projets. Alors quand on est submergé et qu&#8217;on n&#8217;a pas envie de gérer le quotidien, on engage une personne pour gérer tous les à côtés ; selon moi, une sorte de super secrétaire de luxe mais en plus cher (je ne me moque pas je l&#8217;ai fait et c&#8217;est horrible).</p>
<p>Avec son poste de gestionnaire des &laquo;&nbsp;projets&nbsp;&raquo;, le chef de projet se trouve confronter aux pôles techniques avec lesquels il a du mal à discuter. Son rôle est de suivre l&#8217;évolution du projet (budget et planning) tout en faisant l&#8217;interface avec un client ; pour cela on lui donne le pouvoir d&#8217;arbitrer. Son manque de connaissance du métier dans lequel il travaille fait qu&#8217;il oublie de noter des choses, n&#8217;anticipe pas suffisamment, ne rend pas compréhensible sa demande, devient contradictoire&#8230;</p>
<p>Au final, les produits livrés sont d&#8217;une qualité insuffisante, arrivent dans des délais non conformes, les projets ne sont pas rentables ; On tente de comprendre pourquoi le système ne fonctionne pas.</p>
<h3>L&#8217;analyse des déficiences du système</h3>
<p>Suite à de grandes réunions, entretiens (&#8230;), les managers arrivent à deux conclusions :</p>
<ol>
<li>Les chefs de projets ne connaissent pas suffisamment la technique</li>
<li>Les pôles techniques ne sont pas assez impliqués en amont</li>
</ol>
<h3>La solution appliquée</h3>
<p>Comme les chefs de projets ne peuvent pas devenir technicien et que les chef de projets techniques sont chers, on choisit d&#8217;appliquer la deuxième option. Hors, la deuxième option ne peut pas marcher à cause de la première.</p>
<p>En effet, dans une organisation par pôle technique, chaque pôle est défini par une expertise technique que justement ne possède pas le pôle des chefs de projets. Dans le cas où on demande d&#8217;impliquer les pôles techniques plus en amont, le chef de projets se retrouve dans une situation où il n&#8217;a plus de légitimité car les pôles experts deviennent plus compétents que lui pour prendre les décisions.</p>
<p>Si le chef de projets veut, de manière naturelle, conserver de l&#8217;importance, il devra s&#8217;arranger pour ne pas intégrer les pôles techniques trop en amont. D&#8217;autant plus que quand on est chef de projets, on est chef.</p>
<p>Dans une agence web, alors même que tout le monde peut être d&#8217;accord sur le fait qu&#8217;un intégrateur ne peut pas gérer des principes d&#8217;accessibilité et de qualité s&#8217;il n&#8217;est pas sollicité en amont, on ne fera pas appel à ce même intégrateur car il va ralentir la conception de projet avec ses processus et rentrer de ce fait en confrontation direct avec les besoins du chef de projets.</p>
<p>On arrive donc toujours à la même conclusion, les chefs de projets sont incompétents dans leur domaine technique. Comme ils n&#8217;ont pas de statut d&#8217;autorité qui les légitimise, ils n&#8217;appliqueront pas la solution 2, pour ne pas perdre la face.</p>
<h3>Les points d&#8217;achoppement en agence web</h3>
<p>Pour en avoir été témoin de la situation, se met en place une guerre de tranchée très dure entre les chefs de projets et les intégrateurs. Elle est entretenue par deux oppositions</p>
<ol>
<li>Les chefs de projets n&#8217;informent pas suffisamment les intégrateurs en amont / les intégrateurs sont réfractaires à exécuter les tâches</li>
<li>Les chefs de projets ne progressent pas techniquement, alors que les intégrateurs le font constamment / les intégrateurs demandent aux chefs de projets d&#8217;avoir des connaissances dans un périmètre qui n&#8217;est pas le leur</li>
</ol>
<p>Les systèmes d&#8217;opposition font rarement avancer les choses. Pour moi le système n&#8217;est pas bon. Pour des raisons très simples :</p>
<ol>
<li>Les entreprises ont des domaines de compétences, des métiers ; il est normal de maîtriser le métier de l&#8217;entreprise dans laquelle on travaille pour la faire fonctionner ; ce n&#8217;est pas le cas des chefs de projets</li>
<li>On confond souvent expertise et compétence ; pas besoin d&#8217;être expert comptable pour gérer un budget, pas besoin d&#8217;être chargé d&#8217;opération pour gérer un planning, pas besoin d&#8217;être chef de projets pour discuter avec un client</li>
</ol>
<h3>Le système qui marche</h3>
<p>Le problème réel du système d&#8217;opposition est qu&#8217;alors que l&#8217;évolution naturelle de l&#8217;intégrateur est d&#8217;améliorer ses compétences en conception, de devenir responsable interface (voir l&#8217;explosion des offres d&#8217;embauche des concepteurs UX aux US), le chef de projets, pour conserver son statut, va bloquer la monté en compétence de l&#8217;intégrateur.</p>
<p>Pour moi, il est évident que la personne qui connait le mieux les principes de réalisation dans un domaine est le plus a même de pouvoir les concevoir (les interfaces dans notre cas). Hors ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;on met en place dans certaines agences et c&#8217;est pour cette raison que la qualité reste moyenne.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il est indispensable de passer à plus de transparence et donner plus de responsabilités à des équipes projets. Relire des articles comme <a href="http://www.bertrandkeller.info/2011/10/24/2833-la-culture-de-la-conception-web-la-transparence/">La culture de la conception web, la transparence</a> ou <a href="http://www.bertrandkeller.info/2008/12/24/301-trois-regles-de-management-piochees-chez-favi/">Trois règles de management piochées chez Favi</a>.</p>
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		<title>Paul Feller et la pensée ouvrière</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 09:57:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Paul Feller est un jésuite marqué par le travail ouvrier. Il a essayé de collectionner tout au long de sa vie des outils témoins de l&#8217;évolution du travail des hommes. Il n&#8217;y a pas à faire là preuve que le métier forme les hommes, cette preuve est faite. Mais il faut montrer qu&#8217;un garçon qui [...]<h2>Articles similaires :</h2><ol>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Paul Feller est un jésuite marqué par le travail ouvrier. Il a essayé de collectionner tout au long de sa vie des outils témoins de l&#8217;évolution du travail des hommes.</p>
<blockquote cite="http://www.jesuites.com/missions/culture/maisonoutil.htm"><p>Il n&#8217;y a pas à faire là preuve que le métier forme les hommes, cette preuve est faite. Mais il faut montrer qu&#8217;un garçon qui acquiert, dans son adolescence, la discipline d&#8217;un métier sous la coupe d&#8217;un maître (au sens plein du mot) peut accéder à la stature d&#8217;homme complet et atteindre tous niveaux de culture.</p>
</blockquote>
<p>Pour lui, l&#8217;adolescent devait être sensibilisé au travail manuel ; travail lui permettant de ne pas être un homme hors du monde, dans les nuages, lors de son métier futur.</p>
<p>Visiter la <a href="http://www.maison-de-l-outil.com/">maison de l&#8217;outil</a></p>
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		<title>Modèles économiques : l’innovation sociale en ses limites</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 16:15:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lire des lignes de compte et se satisfaire des chiffres s&#8217;affichant dans la colonne de droite, voilà bien une activité dénuée de sens. Demander à des grecs de se serrer la ceinture pendant une centaine d&#8217;années pour ne pas faire tomber des banques allemandes et française, voilà bien un action paradoxale. La crise est une [...]<h2>Articles similaires :</h2><ol>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lire des lignes de compte et se satisfaire des chiffres s&#8217;affichant dans la colonne de droite, voilà bien une activité dénuée de sens. Demander à des grecs de se serrer la ceinture pendant une centaine d&#8217;années pour ne pas faire tomber des banques allemandes et française, voilà bien un action paradoxale.</p>
<p>La crise est une période vraiment agréable car on trouve beaucoup de réponses à ses questions. Pourquoi ce système que nous subissons nous fait-il tant souffrir ? Peut être parce qu&#8217;on réduit la relation entrepreneuriale à une fonction uniquement économique.</p>
<p>La relation de client à prestataire n&#8217;est pas idiote mais ne fonctionne pas dans toutes les situations, notamment lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de mettre en place de l&#8217;innovation sociale. Citons un article d&#8217;internetActu : <a href="http://www.internetactu.net/2011/11/03/voyage-dans-linnovation-sociale-espagnole-13-des-modeles-economiques-a-la-question-economique/">Voyage dans l’innovation sociale espagnole (1/3) : Des modèles économiques à la question économique</a></p>
<blockquote cite="http://www.internetactu.net/2011/11/03/voyage-dans-linnovation-sociale-espagnole-13-des-modeles-economiques-a-la-question-economique/"><p>La raison est peut-être à chercher dans le modèle économique même de l’intervention sociale. Comme nous le confiait Asier Perez, son agence a pris le projet tel qu’il était spécifié par le cahier des charges. “On a toujours une relation faible avec le client, car elle est économique”, se désole le consultant. Comment remettre en cause un cahier des charges proposé par le commanditaire parce qu’il est mal fichu, mal pensé, mal organisé ? On voit bien qu’il faudrait être partenaire de la collectivité plutôt que prestataire, ou que la question de l’innovation soit intégrée au dispositif même d’intervention des services publics</p>
<p>Ce qui semble certain, c’est que pour obtenir des changements de comportements, il est nécessaire d’engager les gens sur le long terme, ce qui est parfois peu compatible avec des budgets épisodiques. <strong>L’avenir de l’innovation sociale ne se joue pas uniquement sur les méthodes, mais également sur les modèles économiques</strong>. Les méthodes innovantes, le design, les prototypes peuvent produire les mêmes échecs que les méthodes traditionnelles. Avec un risque de surenchère dans les méthodes : chaque agence produit ses jeux et ses kits, ses prototypes, bénéficiant finalement assez peu des enseignements précédents.</p>
<p>Ce qui est sûr, c’est que le modèle du conseil, de la prestation, de l’appel d’offres peine à créer de la stabilité, des programmes sur le long terme, de l’identification des acteurs… et au final, peine à instaurer un cadre de confiance suffisant. Alors même qu’il faudrait pouvoir aller là où les gens ne vous attendent pas. Alors même qu’il faudrait faire des expérimentations sur le développement durable là où il n’y a pas les moyens d’en faire.</p>
</blockquote>
<p>Ainsi &laquo;&nbsp;L’avenir de l’innovation sociale ne se joue pas uniquement sur les méthodes, mais également sur les modèles économiques&nbsp;&raquo;, voilà une position que défendent des intellectuels comme Bernard Stiegler ou  Paul Jorion (<a href="http://arsindustrialis.org/agonie-du-capitalisme-et-%C3%A9conomie-de-la-transindividuation">Agonie du capitalisme et économie de la transindividuation</a>).</p>
<p>Un nouveau modèle économique accompagné d&#8217;un nouveau modèle politique peut être basé sur le tirage au sort comme le défend <a href="http://etienne.chouard.free.fr/Europe/index.php">Etienne Chouard</a> ou encore Jean-Claude Werrebrouck : <a href="http://www.lacrisedesannees2010.com/article-projet-de-refonte-de-la-finance-l-architecture-de-base-87134252.html">Projet de refonte de la finance : l&#8217;architecture de base</a> :</p>
<blockquote cite="http://www.lacrisedesannees2010.com/article-projet-de-refonte-de-la-finance-l-architecture-de-base-87134252.html"><p>Il convient de mettre en place des institutions freinant la tendance universelle, à ce que le politique ne soit que l’utilisation à des fins privées, de ce qui est commun à tous.</p>
<p>Dans l’Etat parvenu à son stade démocratique, la solution  consiste à interdire constitutionnellement  la professionnalisation de l’entrepreneuriat politique  par interdiction du renouvellement des mandats,  mandats eux-mêmes pouvant  au moins partiellement être générés par des procédures non électives, par exemple le tirage au sort.</p>
</blockquote>
<p>Encore et toujours la figure de l&#8217;amateur, quand la société croule sous le poids de la complexité, il est tant de penser à l&#8217;après avec un système plus simple.</p>
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		<title>La culture de la conception web, l&#8217;information</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 08:02:07 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce billet fait suite au précédent : <a href="http://www.bertrandkeller.info/?p=2833">La culture de la conception web, la transparence</a></p>
<p>Le week-end dernier, je visualisais la vidéo de Paul Jorion (<a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=29870">Le grand mystère des choses enfin révélé</a>), qui parle des problèmes intrinsèques du capitalisme et notamment de la main mise de certaines personnes sur des mines de matières premières, des ressources.</p>
<h3>Le capital information</h3>
<p>Les personnes, ayant des ressources, se trouvent en possession d&#8217;un capital et d&#8217;une rente et vont, dans le système capitaliste, chercher à faire fructifier ces ressources. Petit à petit, ces ressources se trouvant dans un nombre de plus en plus restreint de mains.</p>
<p>Imaginons que, dans une entreprise, l&#8217;information soit une ressource. Alors les personnes qui ont l&#8217;information possèdent le capital de l&#8217;entreprise.</p>
<p>Comme pour le capital, les personnes qui ont l&#8217;information prêtent de l&#8217;information (à des ouvriers) en échange d&#8217;une plus value sur cette information (de l&#8217;usure) ; l&#8217;ouvrier fait fructifier son capital de connaissance mais rembourse son prêt par une information : d&#8217;une tâche qui passe de &laquo;&nbsp;à faire&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;réalisée&nbsp;&raquo;. L&#8217;ouvrier devient, comme pour les banques, dépendant du &laquo;&nbsp;banquier de l&#8217;information&nbsp;&raquo; qui justifiera l&#8217;existence professionnelle de l&#8217;ouvrier en lui donnant du travail (pas d&#8217;information, pas de travail).</p>
<h3>Les banquiers de l&#8217;information</h3>
<p>Souvent, le rôle de banquier de l&#8217;information est joué par le chef de projets (bizarrement, il viennent souvent d&#8217;écoles de commerce). Dans une mauvaise organisation, d&#8217;ailleurs, le chef de projet mélange les activités de banques de détails et d&#8217;institution financière ; il gère le prêt d&#8217;information aux ouvriers, tout en spéculant sur l&#8217;investissement de promesse auprès d&#8217;un client. Quand le risque devient trop important auprès d&#8217;un client, alors l&#8217;ouvrier trinque.</p>
<p>Petit à petit, les risques sur les marchés devenant de plus en plus intenables, pour sauver l&#8217;économie de l&#8217;entreprise, l&#8217;ouvrier devra travailler un peu plus et surtout voir ses avantages sociaux ne pas évoluer.</p>
<p>Sans avoir à détailler plus mon propos, vous aurez compris que pour avoir de la transparence dans une entreprise, il faut évidemment mettre en place une organisation qui évite au maximum la rétention d&#8217;informations. Dans le cas contraire, il va se créer une hiérarchie entre les personnes de l&#8217;entreprise ; entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.</p>
<p>Dans une société du savoir et de la connaissance, l&#8217;information ne peut pas être considérée comme une simple valeur numéraire.</p>
<p>De précédents articles le détaillent (<a href="http://www.bertrandkeller.info/2011/07/18/2794-etre-chef-cest-laisser-faire/">Etre chef, c’est laisser faire </a>), pour mettre en place cela, il faut casser la monopole des banquier de l&#8217;information donner plus d&#8217;autonomie aux équipes afin qu&#8217;elles puissent avoir une meilleure gestion de l&#8217;information et, ainsi, avoir de meilleures prévisions sur leurs investissements.</p>
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		<title>La culture de la conception web, la transparence</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 15:57:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ergonomie]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Article plutôt dense de Jeff Gothelf pour Smashing Magazine à propos de la culture de l&#8217;expérience utilisateur : <a href="http://uxdesign.smashingmagazine.com/2011/10/18/how-to-build-an-agile-ux-team-culture/">How To Build An Agile UX Team: The Culture</a>.</p>
<p>En cette période d&#8217;évangélisme chevronnée, la mode du mobile/content first fait rage. Cependant, placer le contenu comme préalable à la conception, à la discussion avec un client n&#8217;est pas chose facile.</p>
<p>Dans les agences encore attachées à la vente de <a href="http://www.bertrandkeller.info/2011/04/13/2726-le-langage-des-images-lintegrateur-oublie/">papier</a>, il importe de pourvoir montrer à un client qu&#8217;on peut tout lui faire et qu&#8217;il ne sera pas déçu.</p>
<p>Pour palier ce travers, on voit apparaitre le principe de renoncement. Une sorte de réflexion sur soi-même (sur un site web en réalité) pour abandonner les fonctionnalités qui nous tenaient à cœur mais qui ne sont malheureusement pas du tout utilisées. Une grande période d&#8217;auto-flagellation numérique.</p>
<p>Si cette période de remise en cause peut être longue, vous allez voir que les suivantes ne vont pas couler de source. Si on se réfère à Jeff, il le met en gras : la clef de la réussite est la transparence.</p>
<blockquote cite="http://uxdesign.smashingmagazine.com/2011/10/18/how-to-build-an-agile-ux-team-culture/"><p><strong>Key to this promotion is transparency</strong>. Let the team into the designer’s world. Let them see what they do and how they do it, and let them experience the benefits that come from doing UX and design work. When all members of a cross-functional team can articulate the benefits of design activities such as,</p>
<ul>
<li>speaking with customers,</li>
<li>understanding the business and competitive landscapes,</li>
<li>constructing the information hierarchy,</li>
<li>assessing visual communication,</li>
</ul>
</blockquote>
<p>On a une équipe, on a des clients/usagers, et l&#8217;équipe connait tout du projet, voire discute avec le client pour définir son besoin.</p>
<p>Soit, mais la transparence ne se décrète pas, elle s&#8217;assume. Elle doit faire partie du fonctionnement globale de l&#8217;entreprise (salaires, avantages, horaires&#8230;) ; comment avoir de la transparence dans les projets si les informations ne sont pas diffusées ?</p>
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		<title>Si une agence web était une pharmacie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 13:03:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>

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		<description><![CDATA[Le travail de gestion d&#8217;équipes demande beaucoup de temps mais réserve parfois ses réflexions passionnantes. L&#8217;amélioration de la qualité demande de pouvoir agir sur le mal le plus encombrant ; un mal pouvant toucher divers organes vitaux du corps. A propos de la réalisation des projet web, je me suis permis de me lancer dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le travail de gestion d&#8217;équipes demande beaucoup de temps mais réserve parfois ses réflexions passionnantes. L&#8217;amélioration de la qualité demande de pouvoir agir sur le mal le plus encombrant ; un mal pouvant toucher divers organes vitaux du corps.</p>
<p>A propos de la réalisation des projet web, je me suis permis de me lancer dans une analogie avec le domaine médical comme celui de la pharmacie.</p>
<p><strong>Les postes :</strong><br />
Les intégrateurs/développeurs seraient les pharmaciens.<br />
Les chefs de projets seraient des auxiliaires médicaux.</p>
<p><strong>La logique de la fabrique :</strong><br />
Les tâches seraient des boîtes de médicaments.<br />
On aurait une demande en amont formulée par l&#8217;auxiliaire médical.<br />
L&#8217;auxiliaire serait chargé de la logistique des médicaments.</p>
<p><strong>La procédure classique d&#8217;une agence :</strong><br />
Un client est malade (un bug).<br />
L&#8217;auxiliaire prend connaissance du mal du patient et informe le pharmacien.<br />
Le pharmacien gère la demande de fabrication du médicament : durée et type de médicament.<br />
Un médicament est produit pour guérir un mal déterminée.<br />
Puis livré au malade.</p>
<p><strong>Le rôle des intégrateurs :</strong><br />
Un pharmacien en chef est chargé de suivre la production de médicament, mais pas seulement. Il doit aussi, </p>
<ol>
<li>gérer l&#8217;approvisionnement en matières premières, pour fabriquer ses médicaments.</li>
<li>gérer l&#8217;entretien du matériel et l&#8217;achat de matériel plus performant.</li>
</ol>
<p>Il doit donc s&#8217;occuper d&#8217;une chaine de production, un stock de produits (entrant et sortant) et les faire évoluer constamment.<br />
Il devra donc s&#8217;équiper en prévision des nouvelles demandes, anticiper les stocks, mais aussi former ses partenaires aux nouvelles machines.</p>
<p><strong>La gestion de la pharmagency :</strong><br />
Si une agence web était une pharmacie.<br />
L&#8217;auxiliaire de santé ferait une demande de la part d&#8217;un patient mais pas seulement.<br />
Il réaliserait le diagnostic médical alors qu&#8217;il n&#8217;est pas médecin.<br />
Il serait en charge de la posologie, alors qu&#8217;il n&#8217;est pas pharmacien.<br />
Il suivrait la fabrication, alors qu&#8217;il n&#8217;est pas laborantin.</p>
<p><strong>L&#8217;histoire d&#8217;un bug :</strong><br />
Un patient souffre énormément, l&#8217;auxiliaire doit agir.<br />
Il court à la pharmacie pour demander un médicament en urgence.<br />
Le pharmacien essaye de comprendre la demande, mais à partir d&#8217;une explication partielle : pas d&#8217;antécédents du patient, information sur le mode de vie&#8230;<br />
Le pharmacien est expérimenté, il se doute du type de problème et, dans sa grande bonté, aide volontairement l&#8217;auxiliaire.<br />
Sauf que pendant la fabrication, l&#8217;auxiliaire va directement dans le laboratoire pour vérifier le processus de réalisation.<br />
Avec son expérience, il a un peu compris comment marchait chacun des appareils et considère que son aide peut être utile lors de la fabrication.<br />
Pour aller plus vite, il prend des décisions sur la fabrication (en précisant que le patient sait ce qu&#8217;il lui faut), l&#8217;usage d&#8217;une machine ou d&#8217;une autre, etc&#8230;<br />
Il veut ce qu&#8217;il y a de mieux pour son patient qui souffre.</p>
<p><strong>Les conséquences :</strong><br />
Entre deux médicaments possibles (solutions pour corriger un bug), l&#8217;auxiliaire, qui n&#8217;est pas pharmacien, s&#8217;est trompé, le médicament livré a de forts effets secondaires.<br />
Son patient souffre toujours, alors il revient en suivant le même schéma, en se trompant encore dans la posologie.<br />
Son retour imprévu trouble le planning de livraison de médicaments pour les autres auxiliaires.<br />
Le patient tellement malade souffre désormais de plusieurs maux à cause des médicaments donnés par l&#8217;auxiliaire.<br />
Ses maux deviennent plutôt graves, il est nécessaire de concevoir des médicaments très lourds en mobilisant plusieurs laborantins.<br />
Il arrive même qu&#8217;il faille commander une nouvelle machine en urgence et se former très rapidement sur celle-ci.</p>
<p><strong>Résultat :</strong><br />
Le patient est toujours malade et ne guérit jamais.<br />
L&#8217;auxiliaire a beaucoup de travail (il fait beaucoup d&#8217;heures sup), il commence à penser que c&#8217;est ainsi.<br />
Le patient est mécontent, il souffre constamment.<br />
Le pharmacien commence à penser qu&#8217;il est plus un tueur qu&#8217;un guérisseur.</p>
<p><strong>Le patron de la pharmacie aimerait comprendre :</strong><br />
Les maux toujours différents des patients font que la taille du dépôt doit évoluer, la formation se fait au fil de l&#8217;eau, les boîtes de médicaments sont mal remplies&#8230;<br />
Car tout est urgent et différent.<br />
Cette urgence empêche de pouvoir vérifier les informations de l&#8217;auxiliaire de santé, informations que seul l&#8217;auxiliaire connaît et qu&#8217;il ne donne qu&#8217;en cours de fabrication.<br />
Le temps perdu prend sur : la formation du labo, les innovations, l&#8217;amélioration de la fiabilité des machines, la fabrication de (gros) médicaments génériques pour des traitements programmés&#8230;</p>
<p>J&#8217;espère que cette petite histoire vous aura plu. Qu&#8217;elle vous fera sourire.<br />
Je voulais mettre en valeur, les notions : </p>
<ul>
<li>d&#8217;ordonnance :: document de conception</li>
<li>de protocole :: stories en mode agile</li>
<li>d&#8217;état de santé :: tests utilisateurs</li>
</ul>
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		<title>Etre chef, c&#8217;est laisser faire</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 21:22:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand keller</dc:creator>
				<category><![CDATA[entreprise 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>

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		<description><![CDATA[Le travail je commence à comprendre un peu comment ça marche. Les clients, les promesses, le pourvoir de dire oui (à tout), les cachoteries, les oublis (involontaires)&#8230; tout ça, tout ça. Et puis, je découvre ces idées venues du froid, ces iconoclastes ingénieux et ces dirigeants originaux. Le cloisonnement, voilà un nos pire ennemi au [...]<h2>Articles similaires :</h2><ol>
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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le travail je commence à comprendre un peu comment ça marche. Les clients, les promesses, le pourvoir de dire oui (à tout), les cachoteries, les oublis (involontaires)&#8230; tout ça, tout ça. Et puis, je découvre ces idées venues du froid, ces iconoclastes ingénieux et ces dirigeants originaux.</p>
<p>Le cloisonnement, voilà un nos pire ennemi au travail, se retrouver seul face à son ordinateur le dos courbé par des objectifs de plus en plus ambitieux.</p>
<p>On se bat, on s&#8217;investit et un jour, quand on est bon, on réussit&#8230; à obtenir un nouveau poste aux compétences inconnues. On regarde le voisin de l&#8217;autre côté de l&#8217;écran, ce concurrent qu&#8217;il faut dépasser d&#8217;un courte tête pour garder son soutien mais qu&#8217;il faut ménager en cas d&#8217;erreur malencontreuse.</p>
<p>Quand on sait n&#8217;est pas à sa place, on contrôle, on gère. Quand on maîtrise son sujet, on manage, enfin on ménage, plutôt : <a href="http://www.bertrandkeller.info/2009/05/13/568-manager-c%E2%80%99est-aussi-menager%E2%80%A6/">Manager c’est aussi ménager&#8230;</a>.</p>
<p>Les nouvelles technologies, la société de l&#8217;information, la génération Y&#8230; ah oui, notre civilisation doit être organisée autrement, les jeunes veulent du nouveau. Est-ce si vrai où alors est-ce seulement l&#8217;échec de cette société de contrôle qui est constaté ; une envie de liberté espérée ?</p>
<p><a href="http://www.alternatives-economiques.fr/auguste-detoeuf--patron-atypique_fr_art_1097_54890.html">Auguste Detoeuf</a>, ingénieur, dirigeant d&#8217;Alsthom, étaient considéré comme un patron atypique parce qu&#8217;il allait à contre courant du système purement exécutif. Et, en plus, il s&#8217;en moquait :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Songez que je n&#8217;ai jamais imposé quoique ce soit à qui que ce soit, que j&#8217;ai même mis parfois des mois et des années à persuader un subordonné d&#8217;avoir à exécuter ma pensée et que je n&#8217;ai jamais exigé avant qu&#8217;il fut persuadé.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p>De la même manière, Jean-Paul Bailly insiste sur le sens à donner à un projet : <a href="http://gillesmartin.blogs.com/zone_franche/2011/07/performance-postmoderne.html">Performance postmoderne</a>.</p>
<blockquote cite="http://gillesmartin.blogs.com/zone_franche/2011/07/performance-postmoderne.html"><p>Jean-Paul Bailly ne croit pas du tout qu&#8217;il faut abreuver les collaborateurs &laquo;&nbsp;d&#8217;objectifs&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;plans d&#8217;actions&nbsp;&raquo;. Il considère que le rôle du patron est essentiellement celui de &laquo;&nbsp;donner du sens et un projet&nbsp;&raquo;.</p>
</blockquote>
<p>Et Jean Staune ajoute même qu&#8217;il préférerait un patron qui dirait :</p>
<blockquote cite="http://gillesmartin.blogs.com/zone_franche/2011/07/performance-postmoderne.html"><p>Je n&#8217;ai pas de programme, je m&#8217;adapterai aux circonstances; mais voilà &laquo;&nbsp;ce que je ne ferai pas; je m&#8217;y engage&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p>Ne pas faire, ou laisser faire, mais donner des limites, une direction, un sens, tel serait le rôle d&#8217;un dirigeant, d&#8217;un &laquo;&nbsp;ancien&nbsp;&raquo;. N&#8217;est-ce pas ce principe que nous avons détruit et que nous devons retrouver ?</p>
<p>Peut être est-ce la voie choisie par la Finlande après avoir été convertie par les théories du philosophe Esa Saarinen et son <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Systems_intelligence">Systems intelligence</a>.</p>
<div class="center"><a href="http://static.bertrandkeller.info/2011/07/image748.gif"><img src="http://static.bertrandkeller.info/2011/07/image748.gif" alt="" title="image748" width="503" height="167" class="aligncenter size-full wp-image-2797" /></a></div>
<p>Peu repris en France, le concept semble se concentrer sur la faculté de l&#8217;homme à résoudre les problèmes auxquels il est confronté et, ainsi, par itération à apprivoiser un domaine jusqu&#8217;à le maîtriser. En bref :</p>
<ul>
<li>Le monde est composé de relations complexes</li>
<li>Un système peut être isolé ou identifié et par la même analysé</li>
<li>L&#8217;environnement envoie une série d&#8217;informations que l&#8217;ont peut analyser de manière rationnelle</li>
<li>Une interaction appropriée sur un système, même mineure, peut avoir de grandes répercussions</li>
</ul>
<p>Une théorie qui s&#8217;approche des principes de fonctionnement de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Automatique">automatique</a> et des systèmes asservis dans lesquels le retour de sortie permet une correction progressive du fonctionnement.</p>
<p>Cette approche &laquo;&nbsp;automatique&nbsp;&raquo; de l&#8217;homme, un peu plus évoluée que l&#8217;approche binaire du travail, devrait nous inciter à laisser d&#8217;avantage d&#8217;autonomie à des cellules identifiées, groupes, dans lequel un chef ne fait de que donner un sens, et c&#8217;est déjà beaucoup.</p>
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