On va aller directement au but, le numérique fatigue. Vous devez prendre un billet de train, payer la crèche, répondre à un sondage sur le gîte pour le week-end entre cousins… et là ça bug, c’est long, Thierry répond pas, le réseau plante… vous êtes énervé.
Sachez que les conditions particulières dans lesquelles vous consultez une interface (urgence, énervement, fatigue…) sont à prendre en compte lorsqu’un organisme possède une stratégie qui considère les situations de handicap. Ces situations à considérer pour être en conformité avec la loi. Vous n’êtes pas seul (enfin si, puisque tout le monde s’en f***).
Un organisme, un grand organisme soumis à la loi sur l’accessibilité numérique en France, doit rendre TOUS ses services numériques internes conformes à la loi. Ces services numériques sont considéré comme des outils de travail, de mobilité, de formation… ils doivent être accessibles.
Vous êtes cet organisme. Les outils internes de gestion RH (Ressources Humaines) comme pour déclarer l’activité, demander des congés, ainsi que tous les outils qui sont utilisés pour le travail quotidien se sont pas optimisés ; ils présentent des complexités. Vos employés cumulent un certain énervement quotidien qui nuit à la bonne réalisation du travail. C’est évident, vous devez planter un clou avec un balai, vous êtes mal outillé, vous avez envie de “tuer” votre supérieur.
Il existe donc un lien entre Accessibilité Numérique et Santé Mentale. Votre référent aura un indicateur dans sa matrice, des questions dans ses enquêtes internes… pour mesurer l’évolution du mal être à l’utilisation des services numériques internes. On parle de co-bénéfices.
On voit des personnes seule dans la chambre de leur appartement au 18ème étage ; assis sur leur chaise ou débout devant leur écran ; expliquant comment ils ont mis en ligne une application qui leur rapporte des milliers de dollars.
Vous êtes toujours le même organisme que précédemment. Certains de vos employées utilisent l’IA pour coder des services numériques ; ils serait étonnant que ceux-ci soient isolés. S’il utilisent des outils non référencés en interne (Shadow IT - Numérique de l’ombre), ils utiliseront quoiqu’il arrive des outils référencés en interne.
Ils devront suivre des procédures : de code, de livraisons, de revue, de vérification, de test… Imposés par vous, l’organisme. Les outils référencés sont des outils de travail, ils doivent être accessibles. Accessibles pour leur utilisation, mais aussi dans la production de documentations accessibles (pour le client ou tout autre collaborateur).
Au Royaume-Unis, c’est très clair. Vous travaillez (prestataire IT ou autre) pour un “service public”, toutes vos communications et productions doivent être accessibles. Sinon, vous ne pouvez plus répondre à des appels d’offre public, ciao. C’est ce qui est imposé aux entreprises privées au sujet de l’accessibilité numérique.
Donc, les outils de Vibe Coding doivent être accessibles et produire des éléments qui répondent aux normes d’accessibilité numérique. Mais les conditions de travail des personnes qui utilisent les outils de Vibe Coding doivent aussi garantir de ne pas dégrader la santé mentale des travailleurs.
J’ai lu qu’une personne expliquer qu’elle en avait marre d’utiliser le Vibe Coding, parce qu’elle en avait marre de prendre des décisions (en permanence). Prendre des décisions : fatigue. On en parle beaucoup dans la charge mentale des parents (surtout des mères). On voudrait du répit (parental), parfois tout quitter.
Jusqu’aux années 50/60, les personnes ne décidaient pas. Ou pas beaucoup. Elles étaient astreintes à leur condition. Un humain devait plus ou moins reproduire les habitudes, les gestes que les collectifs lui imposait. À partir des années 50/60, est apparue la fatigue d’être soit (La fatigue d’être soi - Dépression et société - Alain Ehrenberg). On a le bénéfice de faire des choix, mais on est responsable de tous ses choix, tout le temps.
Chacun se dit que finalement, il aimerait un travail où on lui dit quoi faire, sans décider et puis c’est tout. Corriger des bugs. La plupart des devs aiment ça. Se poser des questions sur l’accessibilité, c’est fatiguant, faut réfléchir et se remettre en cause.
Parce que l’homme quand il réalise un tâche manuelle ou a priori exécutive (faire du pain, bricoler, faire son jardin…), en fait, son cerveau s’évade, il réfléchit sur lui même.
La main est l’expression d’une pensée, d’une intelligence
Mais avec le Vibe Coding. On code, c’est super, mais la relation entre ce qui est produit et l’action de l’agent est coupé. En théorie, elle peut être conservée sous certaines conditions. Mais elle aura tendance à disparaître pour la simple raison que l’IA à tendance à pisser du code un peu partout, au point où on ne sait pas ce qu’elle code vraiment exactement.
Il faut répondre à ces questions :
Ainsi, est-ce qu’un utilisateur d’un outil de Vibe Coding va garantir qu’un service numérique créé pour un organisme (soumis à la loi sur l’accessibilité numérique) que ce service soit accessible (sans altérer la santé mentale des personnes qui l’utilisent) ?
Si ce nouveaux services numérique est un service essentiel au fonctionnement de cet organisme et que le créateur de ce service pratiquant le Vibe Coding fait un BurnOut : qui maintient l’outil en garantissant toujours les exigences d’accessibilité numérique ?
Est-ce que garantir la sécurité des données, la vie privées des personnes, les objectifs de développement durable de l’ONU (ODD), la diversité ou la capacité à utiliser un services numérique est d’ordre technique ou humain ?
Si c’est technique l’IA peut tout régler ; si c’est humain, il faut l’agent soit totalement formé à ces questions et dans les meilleurs conditions mentales pour réaliser son travail.
Dans quel mesure les responsables des Ressources Humaines ont-ils pris ça en compte ? Qui forme ? Qui suit ? Qui contrôle ? Et comment ?
]]>Tailwind CSS est un framework de conception qui utilise une approche utilitaire, permettant de créer des styles en combinant des classes CSS directement dans le code HTML.
Je vais vous expliquer pourquoi Tailwind CSS est populaire et pourquoi son utilisation pourrait diminuer.
Tailwind CSS permet de mettre en forme des interfaces graphiques sur une page web en ne codant pas de CSS (Un fichier avec de code). Cela signifie que nous n’avons pas besoin d’un fichier CSS pour ajouter des styles. On applique des classes (unitaires) dans le code HTML.
CSS, c’est quoi ? CSS c’est Cascading Style Sheet : feuille de mise en forme en Cascade. Ok ?En cascade ! La cascade c’est un système dans lequel la dernière déclaration, où la plus forte (spécifique) prend la main. C’est génial, mais c’est compliqué à gérer pour une personne qui ne sait pas coder de la CSS.
Parce que y a pas de spécificité. On ne gère plus d’ordre de déclaration. On applique des classes à chaque élément dans le code HTML. Chaque classe CSS est indépendante.
C’est bien pour ce qu’on appelle un développeur FullStack car ça lui fait un langage en moins à gérer. Autre avantage, c’est pas mal pour le prototypage et la logique de composants indépendants. Si on supprime des composants, en plus on a pas de code mort (Code CSS devenu inutile non supprimé).
Cette pratique permet aussi d’avoir un code plus rapide, car le code CSS final est plus simple.
Parce qu’avec Tailwind, un développeur va devoir ajouter un élément de mise en forme sur chaque élément de code, cela donne une soupe de code ; le code devient illisible au point où on ne sait pas si des propriétés sont nécessaires ou non. Si on doit changer un comportement, on doit parfois le changer dans plusieurs fichiers.
Ensuite, avec Tailwind, comme on applique des styles élément par élément ; on ne gère pas véritablement une charte graphique avec des espacements harmonieux (en fonction des tailles d’écran). Avec Tailwind, c’est comme si on appliquait des bouts de scotch un peu partout pour faire tenir les pièces du puzzle ensemble.
Enfin, CSS évolue et permet de gérer des comportement hypers complexes en quelques lignes. Tailwind essaye d’intégrer cela dans son code, mais ce qui tient en 1 ligne de CSS demande de bricoler du langage propre à Tailwind.
Pour schématiser, Tailwind c’est du meuble IKEA. La CSS c’est du meuble en bois massif fait par un artisan.
Ce qui se passe avec les IA, c’est qu’elles utilisent ce qui est le plus utilisé (il me semble). Donc elle utilise Tailwind. Les IA vont sur le site, lisent la documentation, puis produit des composants d’interface à la demande avec Tailwind.
Le modèle économique de Tailwind c’est de vendre : de la formation, des pages toutes faites, des composants (inscription à la newsletter)… au visiteur du site Tailwind.
Sauf que les développeurs ne vont plus sur le site, puisqu’ils utilisent des IA qui elles vont sur le site Tailwind… mais n’achètent rien.
Baisse de trafic sur le site, baisse des revenus.
On dit que les IA ne créent pas, elles copient (AI’s Memorization Crisis), on appellerait ça la Memorisation.
Dans le cas du Vibe Coding, les IA vont donc créer du code en imitant du code existant, donc en utilisant Tailwind. Ainsi on peut imaginer qu’un grand ensemble des interfaces sont créées avec Tailwind.
Si les besoins des interfaces changent rapidement, comme la gestion de l’économie d’énergie sur les téléphones ou des écrans pliants… Tailwind n’est pas adaptée pour gérer facilement des comportements différents en fonction de conditions spécifiques d’affichage (ex. pour des situations de handicap).
Si Tailwind est devenu l’outil pour mettre en forme toutes les interfaces Vibe Codées et que les développeurs de Tailwind ne sont plus rémunérées pour innover et suivre les évolutions du web et de la CSS :
Est-ce que les IA vont stagner ? Qui va leur apprendre des choses nouvelles ? Est-ce que des personnes qui vont développer des nouveaux outils auront intérêt à rédiger de la doc, si c’est pour les IA les pompent ?
L’idée d’utiliser les IA est de se dire que bien configurée, elle va produire le bon code. Donc à tous les problèmes que je viens dénoncer, il suffirait de demander à une IA de tout corriger où de changer son modèle d’écriture de la CSS.
Ok. Sauf que les propriétés CSS dont je vous parle, j’ai l’habitude de la mettre en place au moment où le cas se présente, où au moment ou je prends connaissance de son existence. Comment demander à une IA d’utiliser des propriétés CSS adaptées si je ne sais pas qu’elles existent ?
Ainsi, si je suis à un niveau artisan ébéniste dans un Design System pour une application métier avec des exigences d’accessibilité numérique. Pour des gestions fines de l’accessibilité (une contrainte légale), c’est possible qu’il ne soit pas possible de produire des interfaces adaptées pour les personnes en situation de handicap (gestion de couleur).
Ainsi, avec le Vibe Coding, il est très facile de faire du prototypage, de l'application jetable. Mais si je dois répondre aux contraintes d'accessibilité, il faudra que les prompts de passage de cette application Vibe Codées à une application, toujours Vibe Codée, demande de savoir rédiger des prompts en prenant en compte de l'accessibilité.
Si votre entreprise utilise les IA pour la création d’application et que vous êtes soumis à la contrainte légale. Vous devez
Et peut-être pas mal d’autres choses. Mais cela n’est possible que si votre organisme possède un niveau de maturité très élevé en accessibilité. Un niveau dont j’ignore s’il existe quelque part.
Il faudrait très certainement discuter de ces pistes au travers de laboratoires de recherche sur l’accessibilité. Pour en faire profiter toute l’industrie du numérique française.
]]>Un modèle fédéré : c’est une approche décentralisée dans laquelle plusieurs systèmes autonomes collaborent sans nécessiter une centralisation complète des données. Chaque système conserve le contrôle de ses propres données tout en participant à un réseau plus large et unifié.
Dans son article Shaun explique que, pour les “Design Systems”, le principe de systèmes fédérés se concrétise à partir du moment où : il n’y a pas de centralisation des décisions, chacun peut ajouter ses composants au modèle général.
Shaun explique qu’il a vu personnellement ce système échouer par 2 fois. Pourquoi ?
Dans un modèle fédéré, la responsabilité est confiée à « n’importe qui », ce qui devient rapidement « personne du tout ». Les organisations qui adoptent des modèles fédérés ont tendance à sous-estimer la valeur des praticiens expérimentés (experts).
Attendez, attendez ! On répète ? On sous estime : la valeur des experts dans le domaine ?
On sous estime l’expertise de certaines personnes expérimentées, on sous estime la nécessité de centraliser certaines parties des décisions ? Ça vous fait pas penser à un rôle dans une discipline sacrément connexe ? Une discipline comme l’Accessibilité Numérique ?
**Du type : ** Référent accessibilité numérique ?
Ce qui donnerait en résumé : sans une forme de centralisation (dans une équipe de pilotage de la conception) des notions d’architecture (d’interfaces graphiques) basée sur du code de qualité ne sont pas possible.
Les conséquence techniques seraient pour Shaun : “Une réutilisation moyenne des composants de 1,2 fois par composant, contre 200 fois pour les composants issus du système de conception centralisé. En l’espace de 12 mois, environ 1 000 nouveaux composants ont été créés par les équipes décentralisées”.
Imaginez donc les conséquences en terme d’audit et de remédiation (correction des erreurs d’accessibilité), ne pas s’étonner si l’accessibilité numérique c’est trop cher.
Pour l’organisation, c’est exactement ce que je vis : “Lorsque l’objectif d’atteindre un certain niveau de qualité échoue, l’organisation se sépare l’équipe centralisatrice pour adopter une approche entièrement fédérée”.
On vire les experts alors qu’on reconnaît tout leur mérite. Pourquoi ? Parce que l’intérêt du travail de l’équipe centralisée n’est pas du tout perçu à sa juste mesure, les experts n’ont pas eu le soutien nécessaire de la part de la direction, les choses allant plus personne ne fait confiance au système centralisé car les experts étant en sous effectif, les objectifs ne sont jamais été atteints.
Allez, mais vis ma vie ! On se sépare des personnes compétentes parce qu’on ne sait pas consacrer les moyens pour la qualité logicielle.
Je ne sais pas si vous partagez mon point de vue, mais le Vibe Coding en pratique, c’est quand même des codeurs ou équipes de codeurs qui délèguent la gestion de leur application à un algorithme. Donc c’est le principe même d’un système fédéré : chacun fait ce qu’il veut.
On pourrait en théorie avec un modèle aux petits oignons, allez demander aux IA d’utiliser/construire un Design System centralisé ; mais soyons honnête, on arrive pas gérer cela sans IA, y a toutes les chances que le Vibe Coding soutienne un choix organisationnel vers un système fédéré.
Note : on lit sur le réseaux qu’avec le Vibe Coding, il ne servirait plus vraiment à rien de savoir coder (des lignes), le métier devient celui d’orchestrateur. Les organismes se sépareraient de leurs salariés pour ne faire appel qu’à des freelances en Vide Coding
Cela voudrait dire probablement dire aucun experts, pas d’accessibilité et une qualité générale du code réduite dans la plupart des cas.
Pour la qualité soit au rendez-vous, il faudrait au préalable une équipe accessibilité (qualité) du tonnerre dans l’organisme avec un schéma pluriannuel exemplaire. Qui puisse passer à un niveau de contrôle encore supérieur où les référents sont des orchestrateurs d’orchestrateurs (?)
Discuter de la qualités de code service numérique par service numérique (je lance ma petite appli perso) n’a rien à voir avec discuter de la qualité des services numériques à l’échelle d’un organisme.
Tous les cas de figures sont envisageables, cependant l’expérience montre que le système fédéré va vers un niveau qualitatif moindre donc forcément une non conformité aux lois sur l’accessibilité numérique (Sécurité et Numérique Responsable).
par exemple, voilà ce que dit Shaun en terme d’organisation adéquat pour garantir la qualité :
Exactement ce qui figure dans un schéma pluriannuel d’accessibilité numérique de qualité et qui met plusieurs années à être mis en place.
Les technologies changent mais les organisations doivent s’adapter à celles-ci. Plus la technologie est complexe plus les exigences en terme de suivi qualité le sont aussi.
]]>Les auditeurs accessibilité numérique (RGAA, WCAG), ils aiment les audits à la main. Ils aiment le test fait par un humain. C’est normal, c’est le seul moyen d’être que les choses que seul un humain peut tester soit vérifier. Mais il y a des éléments qui peuvent être testés par des machines.
Les personnes qui pratiquent le Vibe Coding, elles utilisent les IA pour générer du code, mais pas seulement. Elles configurent un IDe mais aussi des agents IA, dans leur navigateur par exemple, pour aller faire des tests un peu automatique.
Pour l’accessibilité, on aimerait bien aussi en faire des tests automatisés surtout pour les non régression, pour savoir si un développement est pas allé péter une fonctionnalité qui marchait.
Avec les IA, tout à l’air Achement plus facile alors pourquoi pas.
Si on regarde les tendances qui figurent dans l’article Five accessibility trends to watch in 2026, on trouve :
En 2026, les tests d’accessibilité assistés par l’IA pourraient passer du statut d’option à celui d’exigence. Les organisations qui n’intègreraient pas les tests d’accessibilité basés sur l’IA auraient du mal à suivre le rythme des cycles de développement modernes.
Dans ma dernière mission, je ne suis pas arrivé jusque là, rien n’était engagé en interne dans une ESN française pour investir sur ce principe. Mais c’est exactement sur quoi je travaillais.
Pas de correspondance business, pas de prise en compte de l’accessibilité numérique. Donc, il faut mettre en place des indicateurs dont probablement des tests grâce à des IA. Donc, il faut faire monter la maturité de l’organisme à partir d’un modèle de maturité.
J’ai plein de ressources éparpillé sur le sujet (j’ai étudié tous les modèles de maturité existants), j’ai plus qu’à ; à ceci près que la maturité des équipes est rarement au rendez-vous. On part de trop loin. Un organisme qui voudrait faire ça, devrait être très exigeant sur le sujet.
Vice Coding ça donne quoi cette mode ? Perso, j’ai plein de post de personnes qui éditent des centaines d’applications la nuit en Vibe coding, mais quasi aucune url d’application en prod ayant opérée une monté en charge.
Je ne doute pas que ça marche. Surtout pour des des équipes qui connaîtraient parfaitement leur métier et qui pourraient faire les meilleurs demandes aux IA pour que le code corresponde à leur attente.
Seulement, on a un peu de recul avec les IA. Les développeurs expérimentés défenseurs de l’IA affirment que les IA ne posent aucun problème, il suffit de bien les configurer ; sauf que quand vous êtes chargé de la qualité des interfaces de tout un groupe c’est pas la même.
Savoir que 2% des projets sont parfait ne changent rien au fait que les 98% des équipes restantes utilisent mal les outils, dont les IA. On observerait ainsi dans les code produit que :
Tout cela est bien plus difficile à corriger que quand ce sont des humains qui les produisent. Les chiffre le plus remarquable étant que les IA produisent 2,25 fois plus d’erreurs sur la logique business. Hmmmm ?
Mais, dans l’étude Our new report: AI code creates 1.7x more problems, ils ne mesurent pas l’augmentation des erreurs d’accessibilité. Et l’accessibilité, je vous l’apprends peut-être mais ce sont des intégrations de principes concernant les données privées, la sécurité, les exemptions de surcoûts, les droits… un cran au dessus en terme de complexité que les sujets de logiques business.
On pourrait penser que les IA pourraient augmenter les erreurs de “logique d’accessibilité” par plus que 2,25 ? 2,8 ? 3,5 ? 12 ? On ne sait pas.
Soyons pratiques. On va vouloir intégrer des tests accessibilité avec de l’IA dans les projets. On va VideCoder des applications en discutant face à un écran. On va vers ça !
Ok, c’est quoi l’organisation des équipes ? Il se passe quoi dans les organismes ? On recrute sur quels critères ? Comment , on prend en compte l’accessibilité dès la conception ? Comment on teste avec les utilisateurs ? Comment on rassure un client d’un service public ?
Là est toute la question.
]]>Pour développer cela, nous allons commenter l’article : ‘Sloppy’ Code and Accessibility Issues: The Trouble With Trump’s Silicon Valley-Inspired Web Design Project.
Mi-2025, le président Trump signe le décret visant à moderniser les interfaces qui servent les citoyens au quotidien le président Trump a licencié les meilleurs concepteurs du gouvernement fédéral et doit maintenant revoir ce choix ; il annonçait le lancement de America by Design qui avait été parodié par les experts accessibilité numérique par America by Design fail
L’idée était d’embaucher un ancien de AirBnB, un concepteur du privé pour réaliser de beaux services numériques étatiques inspirés par les méthode du privé. Pour résumer, les utilisateurs n’attendent pas du beau, mais des choses qui sont adaptés à leurs conditions de navigation.
Margaret Manto et Emily Kennard signent un magnifique article qui revient sur cette initiative. En prenant exemple notamment sur le site pour obtenir un Visa américain permanent : Trump Card. Ça ressemble à un site commercial, mais c’est un site officiel du gouvernement.
C’est risible mais lisez bien la position de ce nouveau bureau du design :
Vous pouvez décider qu’il est acceptable que seule une certaine partie de la population trouve votre site web accessible, utile et facile à comprendre, car si vous travaillez dans le secteur privé, vous savez que l’impératif de votre entreprise est de gagner de l’argent.
Pour Trump et son ami milliardaire Joe Gebbia, les choses sont clairs, ils faut gagner de l’argent. L’argent est plus important que la vie des personnes et des citoyens.
La particularité du numérique c’est que le plus souvent il n’est pas soumis à des règles contraignantes comme celle qui sont en vigueur pour la santé par exemple. La disruption, c’est ça, se dire que les règles sont faites pour être changées. Sauf que les données personnelles, c’est pas n’importe quoi.
En Europe : le RGPD, l’EAA, la WAD,… mais il est dit si bien dans l’article.
Il n’y a pas de police de l’accessibilité qui arrête les gens.
Donc, on n’applique pas les contraintes légales, on peut même s’en passer. Ce serait ça le projet de la Silicon Valley ? Prétendre faire du mieux avec du “beau”, pour tout détruire.
]]>Sur LinkedIn, le numérique va (presque) bien. Dans la réalité, c’est pas ça. Et ce n’est même pas le numérique qui pose problème.
J’étais donc dans une conférence des médiateurs numériques (les derniers de cordée, je ne sais pas), mais ceux qui sont au front devant la population chaque jour de la semaine.
On est tout content de se voir et d’organiser une conférence, mais on est pas au dernier CES avec ses dernières promesses de marché en croissance. Les élus arrivent sur scène pour dire qu’ils ont une feuille de route, que le numérique est inéluctable, mais qu’il n’y pas de stratégie industrielle pour le numérique et qu’il n’y a surtout : AUCUN BUDGET !
Non seulement, il n’y a plus de budget, mais les postes d’une bonne partie des médiateurs du numérique, dont tout le monde demande l’aide, vont disparaître. Les politiques n’en veulent pas.
On vit donc dans un univers où on voit littéralement des personnes cramer de l’argent et des terres arables pour développer le numérique en version : +++++++++++++++++++++ +++++ ++++++++++++++++++++ ++++++ +++++++++ !!!! En laissant, les citoyens livrés à eux même !
Je vais vous parler de 3 points en particulier
Le monde de la médiation numérique ignore (comme tout le monde), l’accessibilité numérique (et inversement). Le monde de la médiation ignorent que les organismes ont des obligations.
On sait que les outils sont de mauvaises qualité, on fait parfois remonter des erreurs à des acteurs ; mais jamais, au grand jamais, les médiateurs ne vont demander le contact du référent accessibilité d’une collectivité. Jamais, au grand jamais, faire un signalement à l’ARCOM ou à la DGCCRF.
Ainsi, les médiateurs vont être les champion du rouleau de scotch à aider des personnes à vouloir passer des rivières alors qu’il n’y tout simplement pas de pont.
Comment voulez vous ne pas perdre des personnes ?
Le parent-éducateur, voilà ce qu’on attend comme figure pour que les forces vives de la nation soient performants sur le prochain marché du travail.
L’IA est là, il faut l’utiliser, on n’a pas le choix. Mais pour que ça marche, il faut aller chercher la parents démissionnaires. J’ai lu des livres sur l’éducation de la petite enfance au collège, le parent-éducateur est une marque des classes supérieurs. Et ça l’a toujours été.
Les classes supérieures sont non seulement dans un modèle d’interactions très fréquentes avec leur enfant. Mais en plus elle possède un patrimoine financier et culturel employabilité-compatible à transmettre.
La France pousse un principe de forte d’augmentation des inégalités dans un contexte déjà fortement inégalitaire.
Dans les actions sociales qui existe sur le terrain, pour tous les sujets… en France on utilise la culpabilisation.
La France est championne d’Europe des accidents au travail. Qu’est-ce qu’un accident du travail, sinon un modèle de management où les personnes qui ont les responsabilités disent à leur employés : débrouillez vous avec les moyens du bord ?
Et bien, ce système de culpabilisation est à tous les niveaux, tous les étages.
Donc quand vous répétez à un parent précaire, qui n’a aucune perspective à apporter à son enfant, aucune fierté car détruit pas différentes expériences humiliantes, peut-être isolé… que son enfant à encore manqué l’école cette semaine et qu’il va falloir l’accompagner pour l’utilisation d’une IA responsable. Doutez vous bien que ça ne va pas marcher.
La famille entière va décrocher. On perd des élèves dans les classes, parfois 1/3 des élèves dans une classe de 3ème.
Qui sont ces acteurs sociaux sur le terrain ? Qui sont les personnes à qui ont ne veut pas pérenniser des postes ?
Ce sont les élèves studieux de l’école publique.
Quand on culpabilise les familles, on perd des citoyens ; quand on culpabilise les médiateurs du numérique, on perd des acteurs de liens sociaux indispensables ; quand on investit pas sur l’accessibilité, on rend l’administration inefficiente.
Ce qu’il reste c’est de l’amertume, c’est de la défiance envers le système. Un médiateur très investit me disait que les personnes sur le terrain ce sont des comptes en banques, des comptes sur les services sociaux,… c’est tout leur vie qu’ils jouent au quotidien. Ils naviguent la peur au ventre.
Quand France Connect propose une page blanche après une connexion. Les personnes ferment leur onglet en pensant qua ça ne marche pas. Et quand on leur dit que si si elles étaient bien connectés, elles veulent relancer le site pour aller se déconnecter de peur de se faire voler leur compte… et donc supprimer leur compte France Connect pour ne plus JAMAIS l’utiliser.
Professionnels du numérique, vous êtes loin mais loin du terrain !
Quand on entend les médiateurs et les citoyens, on parle de : ceux qui conçoivent les sites, des ingénieurs qui conçoivent les interfaces (alors que c’est même pas eux directement).
Le numérique sert les personnes pour qui il est proche, il dessert les personnes qui en sont éloignés.
Je veux bien continuer à culpabiliser les personnes car, il ne savent pas cliquer. Mais, je connais la qualité des interfaces numériques pour avoir fréquenté beaucoup d’organismes ces dernières années : la conception est médiocre.
Tant qu’on rendra impuissant les organismes de contrôle et la capacité des citoyens à réclamer des services numériques de qualité ; on continuera sur ce chemin de la dégradation lente et certaine.
]]>Pour questionner cela, je vais me contenter de citer un article de Jenny Zhang (@phirephoenix) qui évoque le sujet du “chemin” à travers une critique de l‘usage de l‘IA. Elle parle des promesses de l‘IA pour éliminer les frictions. Dans cet article beaucoup de choses sont dites :
Dans ce monde idéal, ils (les entrepreneurs de l‘IA) n’ont jamais à penser aux autres, dont les désirs, les besoins et les droits pourraient entrer en conflit avec leurs caprices.
Cette phrase évoque le principe autoritaire des propriétaires de solutions techniques dont l’objectif est de mettre en place des monopoles (en uniformisant) et autres prisons dorées, desquelles les citoyens ne peuvent plus s’échapper. Dans ce monde, les marginaux, les handicapés, les personnes fragiles… n’existent que peu ; enfin leur existence n’a que peu d‘intérêt.
En ce moment, je me pose beaucoup de questions sur ce chemin douloureux de vouloir travailler dans l’accessibilité numérique, alors que tout m‘en empêche. Pourquoi vouloir à tout prix faire les choses correctement, quitte à se faire virer parce que ce n’est pas l‘attendu de l’instant. Pourquoi préparer tous les jours des repas de restaurant à mes enfants ; m’infliger ce quotidien fastidieux juste pour que les bougres développent le sens du plaisir (partagé).
Nous exprimons nos valeurs et nos identités dans ce pour quoi nous choisissons de prendre du temps.
Je me fais souvent rattraper par la patrouille, parce que je prends du temps quand je pratique une chose une première fois que j’entame une tâche. Les personnes doivent se demander ce que j’ai bien plus faire pour produire un résultat aussi ridicule. Sauf que pendant ce temps j’ai construite les fondations pour organiser mon travail de manière industrielle pour les années à venir. Mon travail est répétable.
« Le manque d’originalité, partout, partout dans le monde, depuis des temps immémoriaux, a toujours été considéré comme la qualité la plus importante et la recommandation de l’homme actif, efficace et pratique » - Fyodor Dostoïevski, l‘idiot
J’aurai donc des valeurs. Quand on me demande de mettre en place une stratégie d‘amélioration de l’accessibilité numérique, je décide que c‘est prendre son temps qu’on a pas fait jusque là.
Je décide que c’est du temps qu’il faut prendre, car c‘est la logique de l’instant et de l‘urgence qui fait qu’on oublie des personnes. Je vais vous le rappeler encore et encore mais c‘est aujourd’hui 63% des personnes qu’on oublie dans la conception des interfaces numériques. Et on pense qu’on peut se passer d’accessibilité, c’est trop cher.
La friction que le projet politique de l’IA promet d’éliminer est, dans l’ensemble, la même friction que l’autoritarisme promet d’éliminer : les autres (personnes). Vous n’avez pas besoin de construire une relation avec d’autres êtres humains qui sont aussi complexes et contradictoires que vous et qui vous frustreront probablement de toutes sortes de manières, peut-être en défiant vos idées préconçues ou en vous attendant à ce que vous respectiez vos engagements.
Respecter ses engagements en tant que professionnel, ses engagements envers les personnes à qui on propose des services pour faciliter leur vie… tout ça semble contraire à cette idée de supprimer simplement les frictions.
Pourtant, c‘est bien le cœur de notre métier : essayer den comprendre des êtres humains complexes et contradictoires.
]]>Je n’ai plus qu’une idée : Laisser nous bosser sur l’accessibilité numérique !
Que ce soit dans le bâtiment ou pour des services numériques : Accessibilité c’est la base ! C’est le début de tout : Pourquoi ?
Imaginer devoir construire un école, comment ça se passe ?
Les architectes appliquent des règles, suivent des réglementation, valident leurs checklists. Les entreprises fournissent des bâtiments clefs en main, avec des spécifications standardisées.
Prenons un élève qui pour une raison ou une autre (handicap) doivent s’isoler des autres élèves pour avoir du calme, juste se mettre à l’écart tout en continuant à suivre les cours. Dans le modèle d’école que l’on construit, le plus souvent, et bien rien n’est prévu ; cet élève ne doit plus s’écarter mais s’isoler car les classes sont standardisées pour un type de cours.
Si on ne prend pas cet élément en compte avec des personnes ayant une bonne connaissance du handicap ; et bien, on ne pourra jamais corriger réellement ce problème quel que soit le rapport de l’audit.
Ce qui ressort des retours de techniciens qui sont montés suffisamment haut dans les cercles décisionnaires, c’est que les plus hauts décisionnaires sont souvent maintenus dans une certaine illusion.
Par exemple, une technicien qui serait certifié sur les risques de l’amiante dans les bâtiments publics et qui alerteraient des risques liés à la présence d’amiante dans certaines écoles et le respect des protocoles nécessaires pour préserver la santé aussi bien des élèves que des agents de maintenance, ne seraient pas écouté. La strate de managers intermédiaires sont formés au suivi d’indicateurs mais sans connaissance technique terrain.
La technique en complexifiant le système, provoque un étirement de la chaîne de décision. La chaîne de décision va trouver sa logique pour faire perdurer le système, mais plus garder une cohérence entre la réalité du terrain et les décisions prises par les grands décideurs.
Vous connaissez des personnes qui auraient levés des milliers d’euros à partir d’un beau PowerPoint ? Moi, j’en connais et ce qu’on dit de pas mal de boîte qui se lance dans l’IA.
Pourquoi investit-on dans ce type de structure ? Parce qu’elles proposent de la prévision sur ce qu’elles vont faire, le discours est clair, le résultat séduit.
Pourtant quand vous demandez à un chercheur universitaire de justifier des crédits en décrivant ce qu’il va faire pendant les 3 prochaines années, vous n’êtes plus dans la recherche universitaire. Le principe de la recherche est de ne pas savoir exactement le chemin de où va l’emmener son parcours de recherche, c’est un principe d’intuition.
Pourquoi des équipes entières travaillent parfois sur l’IA dans certaines entreprises, parce que la direction a décidé que c’était un axe stratégique. La direction est convaincue.
On laisse ces équipes travailler, on leur demande de rendre des comptes, mais sait-on vraiment techniquement ce qu’elles font ? A priori pas vraiment. Les retours qu’on lit au bout de 3 années, c’est que même si ça accélère des tâches ça n’augmente ???? ni la qualité, ni le temps de rendu global (sans dysfonctionnement).
Alors pourquoi, pour l’accessibilité on nous demande des comptes ? Pourquoi, on nous laisse pas travailler pour éviter que des personnes jugent des services numériques comme déplorables ?
Et oui, l’accessibilité c’est la base.
]]>Si vous lisez attentivement le schéma pluriannuel (que je vous mets en lien dans les commentaires), vous verrez que celui-ci s’inscrit dans une Feuille de Route Numérique Responsable déjà pré-existante. Pour avoir veillé sur un grand ensemble de schémas disponibles en lignes, c’est à ma connaissance le premier schéma pluriannuel qui lie les 2 “disciplines”.
Le premier écueil serait d’écrire : soit un document long et compliqué trop difficile à appliquer, soit un document composé d’engagements vagues qui ne fixent aucun objectifs précis, donc aucune stratégie.
Ainsi, je suis allé fouiller dans les documents officiels (RSE) publiés sur les site du groupe, j’ai réalisé une série d’entrevues en interne… pour aller faire coller les engagements de chaque parties à une réalité effective du groupe sur la prise en compte de la “responsabilité numérique”.
Il faut faire coller la stratégie accessibilité numérique la réalité de la structure. On peut pas arriver avec des exigences inapplicables.
Pour avoir réfléchi en profondeur au sujet (de la responsabilité) et pour avoir été actif dans le groupe de travail sur la modification des processus internes (donc le positionnement fondamental sur ces questions) de ce grand groupe. Je me pose une question.
Est-ce que finalement, il est possible de délier les 2 sujets (Accessibilité Numérique et Numérique Responsable) ?
La baisse de l’impact environnemental d’un organisme est une obligation business étant donné le futur attendu ; l’amélioration de l’accessibilité numérique est une obligation légale. On parle dans les 2 cas de responsabilité avec le plus souvent une phase de conception (avec le client) du besoin qui pêche trop largement.
Je pense bien connaître les sujets réglementaires, où plutôt de la hiérarchie des lois et référentiels. Je peux vous affirmer que tout cela est imbriqué (beaucoup de choses se font références) et encore plus avec les nouvelles lois sur l’IA (la notion d’éthique, notamment).
Si une bonne stratégie reste celle où au moment de faire le bilan, on arrive à se dire qu’on n’est pas allé dans une mauvaise direction et qu’on n’a pas oublié des étapes fondamentales en route.
Dans un contexte compliqué, puisqu’il faut à la fois continuer une démarche d’innovation concurrentielle avec des nouvelles technologies, tout en rattrapant le retard pris durant ces 20 dernières années sur l’existant. Cela en interne, mais aussi pour tous les services numériques achetés et utilisés par un organisme.
Alors il faut comprendre que pour engager une démarche de rupture (c’est ce qui est attendu) demande d’avoir compris dès le départ que c’est une stratégie transverse qu’il faut avoir.
Accessibilité Numérique et Numérique Responsable, mais aussi WebSecurity, protection des données… d’accord ou pas, c’est ce que vous devez faire pour répondre à toutes les lois européennes de manière simultanée.
Ça c’est la théorie telle qu’on en discute très régulièrement avec Eli Sloïm, mais en pratique, bah… selon moi, tout cela ne doit pas se définir dans le schéma pluriannuel d’accessibilité.
On pourrait le penser, car quelle est la loi qui vous contraint à piloter de manière transverse les projets numérique : Ce sont les lois sur l’accessibilité numérique.
Pour faire simple, ces lois demandent de ne pas discriminer les personnes. La discipline qui mesure la discrimination des personnes les plus fragiles par la possibilité de piratages, de confidentialité, mauvaise qualité du code, déficit dans le modèle de conception : c’est l’accessibilité numérique.
Mais un schéma n’a pour but décrire la stratégie générale d’un organisme.
La vision transverse doit être réfléchie en temps que positionnement business par la direction de l’entreprise, traduite en engagements RSE puis relatée pour l’accessibilité numérique dans le schéma pluriannuel.
Et c’est vraiment là que le système se mange la queue. Car il est très compliqué de définir une stratégie business en prenant en compte l’accessibilité numérique, si une démarche d’amélioration de l’accessibilité n’a jamais vraiment été engagée.
On doit à la fois transformer un organisme et espérer qu’on va convaincre les dirigeants (leaders) du bien fondé de la démarche.
Ça a marché pour la sécurité informatique. En 1993, la discipline existait et tout le monde en riait. Mais certains dirigeants sont d’anciens développeurs informatiques, il y a eu des attaques virulentes qui ont mis en péril des organismes.
Pour y arriver, il faut au moment de la rédaction du schéma bien faire comprendre les conditions de la réussite de la stratégie d’amélioration de l’Accessibilité Numérique. Ces conditions, c’est pas juste de se dire que c’est bien pour les pauvres personnes en situations de handicap.
Non, c’est de se dire que c’est la mission de service publique telle que stipulée dans la loi, mais aussi un positionnement commerciale de responsabilité envers ses utilisateurs en tant qu’entreprise.
]]>Donc j’ai participé à la rédaction d’un schéma pluriannuel de mise en Accessibilité pour un grand groupe numérique européen. On passe presque plus de temps à le faire valider qu’à l’écrire, mais bon.
C’est dur à écrire ? Oui, c’est dur, on a fait ça en un temps réduit, mais en faisant une veille précise sur les meilleurs schémas existants. Et quand on regarde en détail, il y aurait tellement de choses à améliorer.
Mais l’objectif était de le publier rapidement, l’objectif a donc été atteint.
Ce qui me questionne actuellement, ce sont les missions du référent accessibilité car parmi : Assurer le Suivi Des Actions d’audit et de mise en conformité, Favoriser l’intégration de l’accessibilité dans les pratiques, Veiller à la sensibilisation et à la montée en compétences des équipes, Accompagner les entités et les projets, prendre en compte les retours des personnes en Situation De Handicap, Assurer une Veille sur les évolutions légales et techniques en matière d’accessibilité…
Moi, j’aurai ajouté un truc du genre :
Aide à la Mise En Sens - Clarifier l’importance de l’accessibilité et son impact sur l’expérience utilisateur (UX), en aidant à donner du sens aux actions entreprises.
Qui va avec un truc comme :
Valoriser les avancées - Reconnaître et promouvoir les progrès réalisés en matière d’accessibilité.
C’est certainement une des clefs des politiques de Transformation qui est de faire adhérer une entreprise dans sa totalité dans le fait de prendre en compte les conditions d’utilisation des personnes. On cherche ce genre de personne (et on ne les trouvent pas) qui vont croire que contre vent et marée : le chemin en vaut la peine, qu’on doit le faire une fois, et qu’on ne va pas revenir en arrière.
Que même si on ne voit que des briques, à la fin ça donne un bâtiment.
C’est un travail qui se fait à l’intérieur d’un organisme, il est dur et compliqué. Mais je commence à croire qu’il est difficile de trouver les conditions pour le mener à bien.
Lire : Schéma pluriannuel d’accessibilité numérique 2025-2027.
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